L’unité de réalimentation de Moulle : Bassin du Brouay
Afin de pallier les éventuels déficits de recharge naturelle de la nappe, un système de réalimentation artificielle de la nappe existe au sein de l’usine de Moulle depuis 1971. En captant les eaux de la rivière Houlle, en les traitant par un procédé de potabilisation complet, puis en les stockant dans des bassins naturels pour une infiltration dans la nappe souterraine , le Syndicat de l’Eau du Dunkerquois est en mesure de maîtriser quantitativement sa production d’eau potable sur le champ-captant, même en période d’étiage sévère. En outre, les eaux réinfiltrées en nappe via ce process étant d’une qualité physico-chimique poussée, bénéficient de la filtration naturelle des sols permettant ainsi d’éliminer des substances indésirables, telles que les nitrates, par un phénomène de dilution.
Gestion du patrimoine
Pour garantir un service public de l’eau toujours plus performant, durable et responsable, le Syndicat expérimente et déploie des solutions innovantes pour préserver les canalisations et optimiser leur fonctionnement et anticiper la gestion dans le cadre des renouvellement de réseaux.
Le Syndicat utilise des techniques de réhabilitation non-intrusives qui limitent les travaux lourds, réduisent les coûts et prolongent la durée de vie des canalisations sans interruption de service. Mais également, l’usage d’ outils intelligents dans nos réseaux pour détecter en temps réel les fuites, prévenir les défaillances et améliorer la gestion de l’eau potable. Chaque année ce sont 16km de canalisations renouvelés.
Ce qui permet au Syndicat d’avoir l’un des meilleurs rendements de réseau de France (92% contre 75% en moyenne)
Démarche CARE
La Communauté d’Agglomération du Pays de Saint-Omer (CAPSO) et le Syndicat de l’Eau du Dunkerquois s’engagent ensemble depuis plusieurs années pour protéger la ressource en eau de l’Aire d’Alimentation de Captages (AAC) du Nord Audomarois.
Après un premier diagnostic en 2010 et la mise en place d’une Opération de Reconquête de la Qualité de l’Eau (ORQUE), une nouvelle étape a été lancée. Entre 2023 et 2024, un Diagnostic Territorial Multi-Pressions a actualisé les connaissances sur les sources de pollution (agricoles, industrielles et domestiques).
Afin de favoriser l’émergence d’un programme d’actions concerté, le SED et la CAPSO ont lancé fin 2024, un projet collectif qui repose sur un Dialogue Territorial associant tous les acteurs concernés, pour définir ensemble des objectifs de qualité de l’eau et construire un plan d’actions concret et partagé. Son objectif était de bâtir, avec tous les acteurs locaux, un contrat d’actions pragmatique et partagé pour assurer la protection pérenne de la ressource en eau.
La démarche de dialogue territorial s’articule autour d’un objectif « à deux jambes » : préserver la qualité des eaux souterraines de l’Aire d’Alimentation de Captages (AAC) tout en maintenant les activités économiques locales.
Lancé officiellement le 7 mai 2025, le processus Contrat d’Action pour la Ressource en Eau a mobilisé une cinquantaine de participants pour poser le diagnostic de la ressource et des pressions. Le travail de co-construction s’est ensuite poursuivi lors de réunions plénières en mai et juin 2025, réunissant plus de 40 acteurs pour définir des indicateurs de suivi et approfondir les thématiques de travail.
Afin de répondre aux enjeux spécifiques du territoire, le dialogue a été décliné en groupes de travail (GT) thématiques :
- Volet agricole : Plusieurs sessions durant l’année ont permis d’élaborer les fiches-actions concrètes, incluant l’optimisation des couverts végétaux, l’ajustement des intrants et l’implantation de haies.
- Activités, infrastructures et réseaux : Un groupe dédié a traité de l’assainissement, des pollutions routières, du ruissellement et de la sensibilisation des entreprises et des citoyens.
Cette phase de concertation a abouti à la validation des premières orientations lors du Comité de Pilotage (COPIL) du 25 septembre 2025.
Un axe fort du futur contrat réside dans le partenariat avec l’ONG Earthworm pour la construction d’un dispositif de Paiements pour Services Environnementaux (PSE), visant à rémunérer les agriculteurs pour leurs pratiques vertueuses et les apports environnementaux concertés.
